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Les
partisans de Linux maintiennent leur pression sur les députés
allemands en créant une association pour promouvoir l'utilisation
de logiciels libres au parlement. Une initiative qui n'est évidemment
pas du goût de Microsoft.
Les partisans des logiciels libres intensifient leur pression au
sein du Bundestag, le parlement allemand. Ils ont créé
au début du mois de février une association, baptisée
Bundestux Initiative, afin de réclamer le remplacement des
logiciels Microsoft par des systèmes d'exploitation à
base de noyau Linux.
Y sont associés
des députés allemands, tels que Jörg Tauss (SPD,
le parti du chancelier Schröder) fervent défenseur de
Linux, mais aussi des spécialistes en informatique, ainsi
que des représentants de PME convertis aux valeurs linuxiennes.
Ils ont lancé une pétition en ligne «pour l'introduction
des logiciels libres au parlement allemand», qui a déjà
recueilli plus de 15000 signatures.
Le débat n'est pas nouveau et fait rage depuis plusieurs
mois dans les rangs du Bundestag. Afin de faire cesser la polémique,
Microsoft avait accepté, en décembre dernier, de fournir
le code source de Windows aux parlementaires, pour qu'ils s'assurent
que le système d'exploitation ne présente pas de faille
de sécurité. Un geste que la plupart des spécialistes
informatiques ont considéré comme une aimable plaisanterie,
affirme le magazine allemand Der Spiegel, puisque cela ne permet
en rien de modifier le logiciel.
Discrimination publique
«Dans une économie
de marché libre, l'État a le devoir d'empêcher
une entreprise de se retrouver dans une situation de monopole, et
de garantir une véritable concurrence», peut-on lire
sur le site de l'association, Bundestux.de. En clair: l'État
allemand se doit d'encourager le développement des logiciels
libres.
Des arguments qui commencent
à agacer Kurt Sibold, le président du comité
directeur de Microsoft Allemagne. «En soutenant cette campagne,
vous créez une discrimination publique à l'encontre
de nos produits et de nos services», se plaint-il dans une
lettre ouverte envoyée le 1er février à plusieurs
députés impliqués dans la Bundestux Initiative.
Et de réclamer un dialogue «objectif» sur la
question |