Le
P-DG du groupe Scott McNealy réserve encore sa décision,
mais sa société pourrait bien, à son tour,
porter plainte contre Microsoft pour abus de position dominante.
De quoi renforcer le camps des neuf États "dissidents".
Sun Microsystems va-t-il suivre l'exemple d'AOL-Time Warner? Selon
le quotidien britannique The Financial Times, le groupe informatique
américain devrait à son tour porter plainte contre
Microsoft.
Les arguments sont désormais
classiques: Sun, l'inventeur du langage Java, accuserait la firme
de Bill Gates d'avoir abusé de sa situation de monopole pour
entraver la diffusion de ses logiciels. Ed Zander, le directeur
des opérations (COO)du groupe, devait l'annoncer formellement
en marge d'une conférence de presse, portant sur la stratégie
Linux de Sun, jeudi matin en Californie.
Mais comme l'a rapporté notre rédaction américaine,
le P-DG Scott McNeally a préféré réserver
sa décision à une date ultérieure. «Nous
sommes encore en train d'évaluer toutes nos options»
a-t-il seulement laissé échappé.
Le géant AOL-Time
Warner a, de son côté, déjà entamé
une procédure similaire il y a deux semaines, arguant que
Microsoft avait nui au développement de son navigateur Netscape.
Second procès
en 5 ans
Des démarches
dont l'objectif est clair: tenter de peser sur l'issue du procès
qui oppose Microsoft à neufs États américains,
qui refusent le compromis que l'éditeur a signé avec
le ministère de la Justice, en novembre dernier. Les concurrents
de Microsoft, tout comme ces États dissidents, réclament
des sanctions plus sévères à son encontre.
Ils veulent notamment que Microsoft soit contraint de livrer un
système d'exploitation qui n'inclurait aucun navigateur,
ni de lecteur multimédia ou de système de messagerie
instantanée.
Sun a déjà
poursuivi Microsoft au sujet de son langage de programmation et
de ses outils de développement, dans un procès qui
a duré quatre ans. Le groupe informatique affirmait que l'éditeur
avait effectué des modifications dans Java afin de pouvoir
l'intégrer dans Windows. La bataille juridique s'est achevée
en janvier 2001, Microsoft ayant accepté de verser 20 millions
de dollars à Sun et abandonné sa licence Java.